Le monastère des Clarisses de Cormontreuil fabrique des millions d’hosties

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C’est un peu l’usine, au monastère. La journée, chez les Sœurs Clarisses, débute chaque jour à 6 h 30 pour des moments de prières à la chapelle. Après le petit-déjeuner, deux heures plus tard, place au travail ! La majorité des 27 sœurs de la communauté participe en effet à la fabrication des hosties, comme ont pu le remarquer les 200 visiteurs qui se sont succédé mercredi à l’occasion d’une journée portes ouvertes .

Dans cet atelier, le travail débute par la préparation de la pâte liquide. « Pour chaque pétrin de 50 kg, il faut 25 kg de farine et autant d’eau », explique Sœur Marie-Cécile. Après une nuit de fermentation, la pâte est aspirée dans le four où Sœur Pascale cuit les plaques à raison d’une minute à 180° pour les hosties blanches et fines ou une minute et demie à 240° pour les dorées, plus épaisses.

 

En une journée, 925 feuilles blanches sont ainsi fabriquées qui, après un passage de douze heures dans une chambre d’humidification, sont empilées par paquets de 50 (38 pour les dorées) avant d’être découpées à l’emporte-pièce ; chaque plaque contenant environ 127 hosties. Des 925 feuilles sont ainsi découpées 117 475 petites hosties.

Après séchage pendant huit jours dans une seconde pièce, vient le moment de la vérification manuelle. « Une à une », précisent les Sœurs Claire-Bénédicte et Marie-Agnès, qui procèdent au tri, à l’ensachage, l’emballage et la distribution.

Chaque année, le monastère de Cormontreuil produit ainsi quelque 1 570 000 petites hosties blanches , 24 000 en 8 cm ainsi que 1 800 000 petites dorées et 54 000 en 8 cm.

Elle fournit ainsi en priorité les paroisses locales dont Cormontreuil, ainsi que le diocèse Reims-Ardennes, la région Grand-Est mais aussi Saint-Étienne, Dinard ou encore… Trèbes, qui vient d’être frappée par les inondations.

 

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Âgée de 6 ans et demi, Apolline, venue de Longwy, a apprécié les grandes plaques dans le four : « Ça ressemble à des gaufrettes ». Raphaël, quant à lui originaire de Gueux, a déjà communié. «  Ça n’a pas le même goût qu’à l’église  », constate-t-il, à la sortie du four. La maman de Sœur Cécile, venue de Belgique, a découvert le four de cuisson. «  C’est un peu l’usine à la maison  », fait-elle remarquer.

 

À noter que le monastère des Clarisses fêtera, en 2020, le 800e anniversaire de l’arrivée à Reims de la communauté.

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